Carnet de pierres
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Labradorite
Selon une légende inuit, les aurores boréales seraient autrefois restées prisonnières des roches du Labrador, au Canada.
Un jour, un guerrier aurait frappé la pierre de sa lance, libérant une partie de ces lumières dans le ciel.
Mais quelques éclats seraient restés enfermés dans la roche…
C'est ainsi que la labradorite aurait conservé ses étonnants reflets bleus et verts.
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Rhodochrosite
La rose des Incas
Dans une ancienne mine d'or en Argentine, des mineurs découvrent au XXᵉ siècle des cavernes tapissées de stalactites roses : de la rhodochrosite.
On lui donne alors le nom de « Rosa del Inca », la rose des Incas, en hommage à ceux qui avaient ouvert la voie des siècles plus tôt.
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Nacre
La nacre, bien plus qu'un ornement
Depuis des millénaires, les Aborigènes de la région de Kimberley, en Australie, façonnent des coquillages nacrés en objets cérémoniels appelés « Riji ».
Gravés de motifs et parfois colorés à l'ocre rouge, ils étaient portés lors de cérémonies et échangés sur de très longues distances, bien au-delà de leur région d'origine.
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Grenat
Quand toutes les pierres rouges se ressemblaient
Au Moyen Âge, grenats, rubis et spinelles partageaient un même nom : « escarboucles ».
Le mot vient du latin carbunculus, « petit charbon ardent », en référence à leur rouge flamboyant.
À une époque où l'on ne savait pas encore distinguer précisément ces pierres, la couleur comptait davantage que leur composition.
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Turquoise
Une pierre qui prévenait du danger
Dans l'ancienne Perse, on croyait que la turquoise pouvait avertir son propriétaire d'un danger imminent en changeant de couleur.
Son nom vient pourtant de « pierre turque ». Non pas parce qu'elle provenait de Turquie, mais parce qu'elle arrivait en Europe par les routes commerciales qui traversaient ce pays.
Une pierre persane au nom trompeur !
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Pyrite
La pierre qui faisait du feu
Il y a plus de 5 300 ans, Ötzi, l'homme des glaces retrouvé dans les Alpes, transportait de quoi allumer un feu, notamment un morceau de pyrite et du silex.
En les frappant l'un contre l'autre, il pouvait produire les étincelles nécessaires pour enflammer de l'amadou.
Le nom de la pyrite vient d'ailleurs du grec pyr, qui signifie « feu ».